Conseils Vallée Sacrée des Incas : itinéraire et bons plans

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983, la ville de Cusco mérite à elle seule plusieurs jours de visite. Que ce soient ses ruelles accidentées par l’Histoire ou ses grandes allées dont les pavés sont encore parfaitement taillés, vous tomberez indéniablement sous le charme fou de l’ancienne capitale Inca. Mais c’est également pour ses environs, et notamment ce que l’on appelle la « Vallée Sacrée », que Cusco mérite sans hésiter l’attardement des voyageurs en quête de dépaysement.
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C’est quoi, la Vallée Sacrée ?

A quelques semaines de partir en voyage, j’avais en tête ce lointain fantasme qu’était la visite de la Vallée Sacrée. Et comme il est souvent coutume de dire : « Préparer un voyage, c’est déjà un peu voyager ». Captivée par des lieux qui me semblaient presque irréels, je ne connaissais rien des Incas et encore moins de leur Histoire. Avant de partir, difficile pour moi de m’embarquer en direction d’un lieu sans en connaître davantage sur son passé. J’ai dû m’alimenter un peu, à l’aide des blogs de voyageurs et des 2 guides de voyages qui trônaient sur ma table de nuit depuis peu.
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J’ai ainsi appris que la Vallée Sacrée était en fait un haut-lieu d’agriculture, surnommé le « grenier des Incas« . Que les vestiges de ces innombrables terrasses aux tracés vertigineux, signe des cultures de l’époque (pommes de terres, maïs, fruits), étaient à ce jour de véritables merveilles archéologiques… qu’il me tardait de visiter ! Les Incas étaient en fait des architectes novateurs et artisans délicats. Sinon, comment auraient-ils pu être en mesure de construire ces villages incas, nichés entre montagnes et fleuves, à plusieurs milliers de mètres d’altitude ? La question reste en suspens et leur passé n’a pas encore livré tous ses secrets, l’aura mystique subsiste.
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Quoi qu’il en soit, la Vallée Sacrée est considérée de nos jours comme le berceau de l’Empire inca. C’est aussi l’un des endroits les plus connus et un passage incontournable lors de tout séjour au Pérou. Elle s’étend de Pisac (à l’est) à Ollantaytambo (à l’ouest) et est en ce sens, un passage presque obligé sur la route qui vous mènera au Machu Picchu.
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Quelques conseils pour visiter la Vallée Sacrée 

Pour pleinement profiter de Cusco et de la Vallée Sacrée, je conseille de consacrer minimum 2 à 3 jours à Cusco selon le temps à disposition, et de passer ensuite 3 jours pleins à visiter les différents sites de la Vallée Sacrée.
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Schématiquement, la Vallée Sacrée peut être séparée en 3 grandes zones :
  • la zone autour du Machu Picchu
  • la zone autour de Cusco, qui peut se visiter à pied (compter 1 jour plein)
  • la zone plus éloignée de Cusco, qui ne peut se réaliser qu’à l’aide d’un moyen de transport

Les sites situés à proximité de Cusco et accessibles directement à pied sont ceux de Saqsayhuaman, Q’enqo, Puka Pukara et Tambomachay. Ceux, plus éloignés mais aussi plus connus, sont principalement les sites de Pisaq, Chinchero, Moray, Salinas de Maras, et Ollantaytambo.

 

Exemple d’itinéraire entre Cusco, la Vallée Sacrée et le Machu Picchu :

  • Jours 1 à 3 : visite de Cusco (et des éventuels sites accessibles à pied)
  • Jour 4 : visite de Pisac
  • Jour 5 : visite des sites de Chinchero, Moray, et Salines de Maras
  • Jour 6 : visite d’Ollantaytambo
  • Jour 7 : départ pour Aguas Calientes via Santa Teresa
  • Jour 8 : ascension du Machu Picchu

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A savoir :

il est possible de louer les services d’un tour sur une ou deux journées. Ce type de tour revient en général à moins de 100 soles par personne (une vingtaine d’euros), comprenant le guide et le déjeuner, ou aux alentours de 50 PEN sans le repas. Attention, ces prix ne comprennent pas l’entrée des sites, il vous faudra dans tous les cas vous procurer le boleto parcial ou turistico complet. Autre solution : il est sinon tout à fait possible de visiter les différents sites de la Vallée Sacrée par ses propres moyens via l’excellent réseau de colectivo mis en place, qui relie les principaux sites à des prix défiant toute concurrence. Plusieurs départs ont lieu dans la journée pour les différents villages, je vous détaille les informations sous chaque lieu dans la suite de cet article, dans un paragraphe « Comment s’y rendre ? ».

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Tarifs

Il faut savoir que le Pérou est bien rodé niveau tourisme. Pour accéder aux sites de la Vallée Sacrée, il faut acheter un ticket d’entrée, le boleto touristico. Il est indispensable pour la visite d’une partie des musées de la ville, mais surtout pour les sites des environs et de la Vallée Sacrée. Il peut s’acheter directement à Cusco, ou bien à l’entrée de certains sites et musés de la ville. Deux options :

  • le boleto classique, valable 10 jours ; prix 130 soles (35€) ou 70 soles sur présentation de la carte ISIC étudiante internationale. En plus de tous les sites de la Vallée Sacrée, ce ticket vous permettra également d’accéder à de nombreux musées se trouvant dans Cusco. Si vous prévoyez de rester plusieurs jours dans la Vallée Sacrée, je ne peux que vous conseiller d’opter pour cette option (c’est ce que nous avons fait)
  • le « boleto parcial », au prix unique de 70 soles. Si vous n’avez pas beaucoup de temps ou d’argent, ce ticket peut être une solution. Vous aurez alors le choix entre 3 tickets partiels (tous au même prix). Un premier ticket qui ne comprend que les 4 sites accessibles à pied autour de Cusco. Un second ticket qui ne comprend que les musées de Cusco et un troisième qui comprend les sites éloignés suivants : Moray, Chinchero, Pisaq et Ollantaytambo. Selon moi, c’est ce dernier qui me semble le plus intéressant, bien qu’en choisissant cette option, vous passerez à côté des magnifiques Salines de Maras… ce qui serait bien dommage !

Maintenant que vous savez tout, ou presque, sur la Vallée Sacrée, en route pour la découverte !

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Jours 1 à 3 : Visite de Cusco

Située à 3 400 mètres d’altitude, la ville de Cusco est entourée d’une chaîne de montagnes verdoyante et vertigineuse. Si le mal de l’altitude – soroche – peut se faire ressentir les premiers jours, il n’en reste pas moins que l’ancienne capitale de l’Empire inca est le point de départ pour la visite de la Vallée Sacrée. Il est facile d’emprunter les bus locaux ou colectivos pour se rendre dans les principaux sites environnants. Cusco réserve de très belles surprises et 3 ou 4 jours ne sont pas de trop pour se laisser flâner dans la ville et aller à sa découverte.
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Que voir à Cusco ? 

La Plaza de Armas, comme dans toute ville péruvienne qui se respecte, est la place principale et le centre urbain où gravite l’économie de la bourgade : restaurants, petits commerces, transports, édifices religieux… D’ailleurs la Plaza de Armas de Cusco expose fièrement deux édifices majeurs : la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption et l’Église de la Compagnie de Jésus. N’étant pas une fan inconditionnelle des édifices religieux, je ne pourrais vous en faire leurs louanges, mais d’extérieur, je dois dire que c’est tout de même assez impressionnant ! Bon, l’intérieur aussi n’est pas trop mal… mais aucune concurrence avec la belle Cathédrale de Strasbourg… (fière de ma région, moi ?). La Plaza de Armas est particulièrement grande et animée. Entourée de grandes colonnes et d’arcades en pierres, la place principale fourmille durant la journée.
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Bien sûr, le centre historique de Cusco ne se limite pas qu’à cette place. A quelques pas de là, le Mercado Central de San Pedro, petit marché local, est le lieu idéal pour habituer son palet à la gastronomie locale et aux saveurs nouvelles du Pérou. On peut aussi y savourer un repas préparé directement sous vos yeux dans des petites gargotes situées au fond. On y trouve des denrées de base, mais aussi quelques produits d’artisanat (touristes oblige).
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Un peu à l’écart encore, le quartier de San Blas, situé au nord du centre-ville. C’est une concentration de ruelles escarpées, agrippées à la colline. Les escaliers se suivent, s’enchaînent, en semblent devenir de plus en plus raides
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Enfin, pour les amoureux de musées, vous ne serez pas déçus. Cusco en regorge ! Le musée du Machu Picchu où l’on en apprendra plus sur la mythique cité Inca, le musée de l’art précolombien qui présente des objets de collection dans un état irréprochable ou encore le musée archéologique inca situé dans un ancien palais.

Quelques jours de suppléments dans les environs proches de Cusco ?

Il est aussi possible de se rendre dans d’autres sites : Sacsayhuaman semble être le plus impressionnant, mais trois autres villages sont également accessibles, il s’agit de Q’enqoPuka Pukara et Tambomachay. Pour cela, prenez l’un des nombreux colectivos qui partent en direction de Pisaq puis redescendez à pied en direction de Cusco. Attention, il vous faudra le boleto touristico pour accéder à ces 4 sites (le complet ou le partiel).
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Jour 4 : Pisac 

Situé à une trentaine de kilomètres au nord de Cusco, Pisac se situe en fait à l’entrée de la Vallée Sacrée. A plus de 2 800m d’altitude, ce petit village aux rues quadrillées, est avant tout connu pour son marché coloré, qui se tient sur la place principale. Sa situation géographique lui confère un cadre charmant : les montagnes qui entourent ce village baignent le visiteur dans une atmosphère bien particulière. Au vue de toutes les activités qu’il y a à faire à Pisac et en raison de la taille du site, je vous conseille d’accorder une journée entière à la  visite de ce village.

Que faire à Pisac ?

On se rend à Pisac pour s’arrêter et faire un tour à son marché artisanal. Un arrêt touristique, je vous l’accorde, mais au combien plaisant pour quiconque aime se perdre dans les allées plus ou moins étroites bordées d’étoles, de chapeaux, de ponchos, de pierres précieuses et de bijoux en argent et qui se plaît à négocier amicalement avec ces marchands éphémères. Si vous prévoyez de vous rendre en Bolivie au Salar, c’est aussi ici que vous pourrez faire le plein de pulls chauds (en alpaga svp), de bonnets et de gants en laine. N’hésitez pas à négocier. Le dimanche, on y trouve aussi des fruits et des légumes à l’occasion du marché local. Un délice pour nos papilles européennes en manque de fruits juteux !

C’est aussi dans ce marché, au détour d’une ruelle, que je goûtais pour la première fois il y a quelques semaines au fameux cuy (cochon d’Inde cuisiné, une spécialité culinaire péruvienne). Pour l’anecdote, en arrivant dans la cour intérieure du restaurant, à droite se trouver les cochons d’Inde élevés dans de petits enclos surélevés, et à droite ceux qui nous serviraient de repas… Prix : environ 20 soles..

Mais on se rend aussi et surtout à Pisac pour visiter les ruines, situées à 7,5km au-dessus du village, à 3250 mètres d’altitude. Pour vous rendre aux Ruinas de Pisac, le meilleur moyen reste le taxi que vous pourrez négocier directement dans le village. En général, le prix fixe est de 25 soles pour un aller simple, 50 pour l’A/R avec heure fixe, mais vous pouvez toujours essayer de négocier (avec le sourire, ça fonctionne mieux en général)..

Enfin, dernière possibilité, une fois la visite du site de Pisac terminée, vous pouvez demander à votre taxi de vous amener au Santuario animal de Cochahuasi. Il s’agit d’un refuge pour animaux blessés ou maltraités, géré par une association qui défend la nature et sa faune. Ce sanctuaire offre une occasion exceptionnelle d’observer de près des animaux rares et au combien magnifiques : deux pumas, arrachés à une discothèque de Lima qui les faisaient se montrer en spectacle sautant dans des cercles de feu, ont ainsi été récupérés et réhabilités. Il en va de même pour plusieurs lamas, perroquets et chats sauvages

Le site de Pisac

Dès les premiers pas, la vallée s’ouvre sur un panorama grandiose : des terrasses agricoles, qui se succèdent et qui suivent l’inclinaison naturelle de la colline. C’est l’un des sites les lus importants de la Vallée Sacrée, et son état de conversation quasi intact en fait un lieu incroyable où l’on se surprend à imaginer l’importance accordée à ce lieu. Il semblerait qu’à l’époque Pisac était en fait un avant-poste de défense situé stratégiquement à l’entrée de la Vallée Sacrée.
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Compter 2 bonnes heures de visite (voire 3) pour faire le tour et profiter du paysage incroyable qui s’offre à vous. Les montées ne sont pas évidentes, les effets de l’altitude se font ressentir par moment. Ne pas hésiter à faire des pauses régulières et à s’hydrater. Attention, le site comporte très peu de poubelles, hormis un container de bouteilles plastiques à l’entrée. Soyez donc respectueux et remportez avec vous vos déchets. Il est interdit de fumer sur le site.

Comment s’y rendre ?

En colectivo, au départ de Cusco
Départ toutes les 30 minutes, comptez environ 1h de trajet pour rejoindre le site
RDV au terminal, situé avenue Tullumayu, situé dans le sud est de la ville
Prix :
5 soles par personne pour le trajet Cusco-Pisac en minibus
– Arrivée à Pisac : 50 soles A/R pour un taxi pour se rendre au site de Pisac, à 7,5km au-dessus de la ville
20 soles par taxi pour vous rendre au Sanctuaire des animaux de Cochahuasi
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Jour 5 : Chinchero, Moray, Maras et les Salines

Chinchero, Moray, et les Salines, de par leur proximité géographique, peuvent être visités successivement sans pour autant compromettre le temps que vous choisirez de leur consacrer. Les Salines de Maras étant à mes yeux l’apogée de la Vallée Sacrée, je vous conseille de garder ce site pour la fin de la journée, afin d’en prendre une dernière fois plein les yeux.

Comment s’y rendre ?

En colectivo, au départ de Cusco
RDV au terminal, avenue Grau, au terminal de bus
Premier bus, en direction de Chinchero
A Chinchero, essayez de négocier avec un taxi la visite des autres sites
Prix :
5 soles par personne au départ de Cusco pour Chinchero
– nous avons payé 50 soles A/R pour un taxi pour les 2 sites (deux personnes dans le coffre, dont moi)

Le site de Chinchero

Chinchero est un village typique, aux multiples ruelles pavées. Encore une fois, ce village dégage un charme fou. Pour vous rendre sur le site de Chinchero, il vous faudra vous perdre dans les allées du village. Un marché de produits artisanaux vous attend à l’entrée des ruines (bien trop touristiques et dont le contenu n’a rien à envier à celui de Pisac). Une fois la porte franchie, une belle panoramique de terrasses s’ouvre à vous. Cette fois, petite particularité : les terrasses, habituellement arrondies, sont aussi en angles droits. L’église qui trône face au marché vous apprendra de quelle façon les croyances Inca et la religion catholique se sont imprégnées l’une de l’autre. L’édifice religieux est en parfait état.
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Le site de Moray

La route pour se rendre à Moray est magnifique. A perte de vue, le paysage verdoyant des collines se trouvent violemment confrontés aux pics montagneux de la chaîne des Andes. Au loin, on aperçoit les impressionnants glaciers de la chaîne de montagnes Chicon. Le trajet entre Chinchero et Moray prend environ 45min.
Arrivés à Moray, l’originalité du site est sans appel. On se retrouve face à d’imposants cercles de cultures en terrasses. Une fois de plus, les Incas ont prouvé leur ingéniosité avec ce site : Moray servait en fait de lieu d’expérimentation agricole. La structure spécifique du site permettait d’offrir de multiples microclimats, qui se caractérisaient par d’importantes différences de températures selon les niveaux des terrasses. Cela permettait de cultiver différentes espèces de fruits et légumes, issus de régions différentes, et dont la culture nécessitait plus ou moins d’humidité, de température etc…
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Le site des Salines de Maras

Comptez une quarantaine de minutes pour relier Moray aux Salines. Après plusieurs kilomètres avalés non sans difficulté par la citadine qui transporte 8 passagers à son bord, nous arrivons à une route qui serpente au milieu des étendues de collines. Flirtant avec le précipice, la route commence sa descente et se transforme progressivement en chemin de graviers. Notre conducteur s’arrête et nous fait signe de descendre du véhicule pour admirer la vue. C’est avec stupeur et émerveillement que l’on admire le ravin de plusieurs centaines / dizaines de mètres de profondeur qui s’ouvre sous nos pieds : un alignement quasi parfait de terrasses quadrillées… Les salines de Maras !
A plus de 3 000 mètres, les Salines de Maras comptent près de 4 000 salines. Au total, près de 200 tonnes de sel y sont produites chaque année, un véritable trésor, puisque, comme chez les Romains, le sel était utilisé comme moyen de payement. Les Salines doivent leur existence à un ruisseau saturé en chlorure de sodium. Totalement naturel, le site impressionne par son étendue. Si vous prévoyez d’y aller en fin de journée, le spectacle qui s’offrira à vous sera alors impressionnant : vous aurez la chance d’apercevoir le soleil se coucher progressivement de l’horizon et de voir son reflet dans les carrés irréguliers des salines… Un spectacle merveilleux.
A savoir : l’entrée sur le site des salines n’est pas compris dans le boleto touristico, même complet. Il faudra vous acquitter de 10 soles supplémentaires.
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Jour 6 : Ollantaytambo, sur la route du Machu Picchu

Village de la Vallée Sacrée, situé à l’extrémité nord-ouest, Ollantaytambo est en quelque sorte la porte d’entrée de la route du Machu Picchu. Ce beau village se trouve à une centaine de km de Cusco, il n’est qu’à 20 bornes à pieds de Aguas Caliente. Je vous conseille de vous arrêter une nuit à Ollantaytambo, pour prendre le temps de visiter cette bourgade aux ruelles étroites et pavées, à l’ambiance tranquille et reposante afin de reprendre des forces. Hé oui, car demain vous vous attaquerez sans doute à l’imposante marche qui vous attend pour vous rendre au Machu Picchu ! (si vous prévoyez – comme nous – de vous y rendre par Santa Teresa).

Comment s’y rendre ? 

En colectivo ou minibus, au départ de Cusco
– Environ 2h de route de route, privatisation d’un minibus
– Possibilité d’y aller également avec un bus normal (4h en moyenne)
– Préférez un départ en début de matinée pour une arrivée aux alentours de midi au village
Prix :
10 soles par personne dans un minivan

Que faire à Ollantaytambo ?

Une jolie place centrale, sur laquelle un marché peut avoir lieu les midis. Profitez-en alors pour déguster un délicieux repas dans la rue, dégusté avec les doigts. Des côtes de porc grillées accompagné de maïs péruviens géants, le choclo.
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Ce joli village entièrement pavé et sa place principale s’ouvrent sur plusieurs dizaines de petites ruelles formées par des pierres parfaitement alignées. Les habitants sont vêtus des tenues locales et le village est bordé de chaînes de montagnes qu’il est possible de gravir pour aller voir les ruines environnantes.
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La ville reste somme toute très touristique (mais son emplacement y est pour beaucoup, passage quasi-obligé pour l’incontournable MP) : beaucoup de petits restaurants (menu touristico à 15 soles en moyenne mais possibilité de trouver pour beaucoup moins cher, sur le marché ou en cherchant dans les petites ruelles de la ville). Des petites boutiques souvenirs, des marchés locaux…
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A savoir : Ollantaytambo est aussi le point de départ du train qui vous amène au Machu Picchu. Vous pouvez donc rejoindre Aguas Calientes depuis la gare centrale qui se situe à une quinzaine de minutes de marche du centre-ville. Si vous n’avez pas acheté vos billets à l’avance, essayez de vous les procurer le plus vite possible… les nôtres nous sont passés sous le nez, par manque d’anticipation. Le prix en train dépend de la classe de voyage (pour plus d’informations sur le train du Machu Picchu, c’est ici).
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Jour 7 : en route pour le Machu Picchu

Après la visite d’Ollantaytambo, la découverte des montagnes alentours voire des ruines sur les collines environnantes, le lendemain matin est dédié au départ pour le Machu Picchu. 4h de route sépare d’Ollantaytambo de  Santa Teresa en bus, la ville étape à partir de laquelle il est possible de suivre les rails du train pour vous rendre par la marche à Aguas Calientes.

Comment s’y rendre ? 

En colectivo ou minibus, au départ de Cusco
– Environ 4h de route de route
– Départ aux alentours  de 8-9h, arrivée à Santa Teresa vers 12h
– Marche de 2h entre Santa Teresa et Aguas Caliente pour relier les 18km qui sépare les deux villes
Prix :
35 soles par personne dans un minivan
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Au départ d’Ollantaytambo, nous voilà embarqués dans un minibus de 20 personnes. D’extérieur le bolide semble correct, l’intérieur est somme toute confortable bien que modeste, mais cela conviendra pour les 4h de route annoncés… qui auront finalement été plus proches des 6h. Il semblerait que ce type de rallongement d’horaires soit habituel en Amérique latine : en général, prévoyez une marge de quelques heures sur le temps de trajet initialement annoncé.
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Le trajet est encore une fois splendide : une fois n’est pas coutume, nous flirtons avec les ravins de part et d’autres de la route poussiéreuse. La quasi totalité du chemin est en effet fait de terre et de pierres, ce qui nous aura valu quelques soubresauts bien placés. En cours de route, notre chauffeur nous demande de descendre… Apparemment un souci avec le moteur. Une vingtaine de minutes plus tard, nous repartons, toujours émerveillés par les paysages grandioses qui nous entourent : montagnes à perte de vue, glaciers qui montrent timidement le bout de leur nez…
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Pour la suite de la route vers Aguas Caliente, la suite ici

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