Panamá : ce qu’il faut savoir avant de partir

Quand on cherche à en savoir un peu plus sur le pays, il n’est pas chose aisée que de trouver des informations sur les blogs de voyages, forums… Même les guides Routard et Lonely semblent le bouder ! À croire que ce petit pays d’Amérique Centrale n’éveille pas l’attention des foules, à part lorsqu’il s’agit de scandales fiscaux… Pourtant, le Panamá est riche d’un mélange entre culture indienne d’origine et héritage colonial espagnol. Un véritable joyau, niché entre l’Océan Pacifique et la Mer des Caraïbes. Une pépite encore préservée, qui ne demande qu’à être découverte (mais pas trop non plus)… Voici un petit récap des infos principales à savoir si vous êtes intéressés par ce pays.

Géographie

Les pays limitrophes au Panamá sont au nombre de deux : la Colombie à l’est et le Costa Rica plus à l’ouest, première destination touristique d’Amérique Centrale. C’est d’ailleurs certainement l’une des raisons de la méconnaissance du Panamá auprès du grand public. Pourtant, ce pays n’a rien à envier à son voisin costa ricain : forêt tropicale humide dans le sud du pays avec la Vallée de Daríen, archipels paradisiaques de part et d’autre du territoire, massif montagneux qui constitue l’épine dorsale du Panamá, volcan culminant à plus de 3 400 mètres d’altitude et biodiversité exceptionnelle (paresseux, colibris, quetzals, panthères, caïmans, requins, baleines, dauphins, tortues, raies…) : tout est rassemblé dans ce pays de 75 000 km2 de superficie.

À son point le plus étroit, le pays ne mesure que 50km de large. Le célèbre canal de Panama traverse le territoire en son milieu, délimitant ainsi une région « est » et une région « ouest ». Des centaines d’îles bordent la côte caribéenne, dont les archipels de San Blas et de Bocas del Toro. Ce sont toutefois l’île de Coïba et sa zone naturelle protégée ainsi que l’archipel de Las Perlas, côté Pacifique, qui possèdent les sites de plongées les plus remarquables.

N’hésitez pas à cliquer sur la carte pour l’agrandir

Climat

C’est un climat tropical : les températures nocturnes sont comprises entre 21 et 25°C, contre 28 à 34°C en moyenne en journée. L’humidité est présente entre 50 à 90%. Les reliefs de la côte caribéenne sont plus exposés aux précipitations que la côte Pacifique et les pluies abondantes sont propices au développement d’une faune luxuriante sur l’ensemble du territoire panaméen.

La période de saison sèche s’étend de mi-décembre à mi-avril.
Pendant la saison des pluies, les précipitations se présentent le plus souvent sous la forme d’averses brutales qui rafraîchissent l’atmosphère, avant de laisser place au soleil.

Santé, vaccin et formalités

Aucune formalité n’est nécessaire pour les ressortissants européens : un simple passeport en cours de validité sera demandé.

Par ailleurs, niveau sanitaire, là encore aucun vaccin n’est exigé : cependant, une vaccination contre l’hépatite A, la rage et la fièvre jaune peuvent être envisagées. Attention aussi au risque modéré de paludisme, et dans les zones à risques, munissez-vous d’un traitement préventif (notamment la zone de Daríen, frontalière avec la Colombie).

Pour plus d’informations concernant le pays, je vous invite à vous rendre sur le site du gouvernement qui donne de précieuses informations et détails sur le pays.

Langue et monnaie

L’espagnol est bien évidemment la langue officielle. L’influence des États-Unis, couplée au penchant international du canal, placent tous deux l’anglais en tant que seconde langue parlée. Les Gunas (indiens d’origine) ont aussi leur propre langue ; en voici quelques mots de vocabulaires qui nous ont aidé durant notre séjour au San Blas :

itomarcuelo : cheers
nuedi : thank you
di : water

La monnaie utilisée est le dollar américain. À savoir que les panaméens ont par ailleurs un jour décrété qu’un U.S.$ 1 serait équivalent à 1 balboa (leur monnaie locale). On comprend sans doute mieux leur réussite financière. Ainsi, ne vous méprenez pas si sur le marché on vous rend $0,25cts en pièces d’un côté et 0,25฿… c’est, semble-il, « la même chose », du moins de ce côté de la frontière.

Le canal du Panamà

Comment écrire un article sur les informations à connaître sur le Panamá sans évoquer son célèbre canal ? Le canal confère à Panamá City le statut de carrefour international : grâce à cette route maritime dont la construction à débuté en 1881, le trafic mondial a littéralement explosé. Les premiers travaux ont d’ailleurs été initiés par les français (cocorico!), après le succès du Canal de Suez. Ce n’est pourtant qu’en 1914 que le canal peut réellement ouvrir. Les échanges mondiaux par bateaux ont alors permis au pays de voir sa croissance économique monter en flèche. Au fil des ans, le canal s’est élargi, permettant ainsi à des plus gros navires de traverser le pays, et donc, de relier la route qui sépare l’Océan Atlantique de l’Océan Pacifique.

Survol du canal en 777 à l’arrivée à l’aéroport de PTY (Panamá City)

Économie et politique

Le Panamá possède l’économie la plus puissante d’Amérique Centrale. Le pays doit bien évidemment son essor économique à la construction du canal, qui lui a permis notamment de développer sa capitale à vitesse grand V. Certains quartiers centraux et proches de la mer sont devenus des îlots de richesse qui attirent aussi bien les touristes fortunés que les personnalités d’affaires qui désirent mettre leur fortune à l’abri dans ce paradis fiscal.

Par ailleurs, il est intéressant de relever l’une des spécificités du pays au niveau politique, qui est son renoncement à détenir une armée puissante… tout cela, au profit de la protection de son environnement. C’est aussi le pays dont la plus grande proportion est couverte par des parcs naturels nationaux (le pays compte pas loin de 80 zones naturelles protégées, sur approximativement 2 millions d’hectares ce qui représente environ 25% de la superficie totale du Panamá).

Transport

Il se fait principalement par bus et en autocarstoujours à la volée – sur le bord de la route d’une autoroute ou d’un petit chemin de campagne. Un peu à la façon des auto-stoppeurs, mais à la différence près qu’à partir du moment où l’on monte dans le collectivos (nom donné en espagnol aux transports en commun), une relation marchande s’établit officieusement avec l’intendant qui cri à qui veut bien l’entendre chaque arrêt pour le signaler.
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Le Panamá se traverse sur toute sa longueur, sur la route qui traverse toute l’Amérique : la fameuse Panaméricaine. Il est également possible de louer une voiture, fiable et sécurisé. Le pays ne compte qu’une seule ligne de train. Enfin, l’avion est aussi prisé des touristes souhaitant gagner du temps. Attention toutefois au budget qui peut vite déborder à coups de vols internes. Toutefois, l’avion, de part sa grande flexibilité, permet de très bien desservir les différentes régions du pays sans perdre trop de temps.
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Un petit mot sur le transport par bus : c’est le moyen le plus largement utilisé par les locaux. Sorte de rencontre du folklore local avec les mauvaises heures du RnB des années 80. Se traduit par un sur-entassement des individus et une estimation sur-optimiste de la capacité de transport de l’engin, avec des musiques latino-américaines, rythmées à l’ajout de pré-enregistrements robotiques de pseudo DJ (Mario, Antonio, Roberto, bref que des prénoms en « O »). En d’autres termes, s’ils avaient trouvé un moyen de mettre les passagers dans les compartiments à bagages, ils l’auraient sans doute fait. C’est aussi, des bonnes tranches de rires quant on vient à bout de 7h de bus sur la Panaméricaine, dans des conditions de transport que même le bétail aurait du mal à accepter. Information à préciser sur les chauffeurs de bus : pour ces derniers, leur pays ne se résume qu’à un gigantesque circuit automobile qui n’à de limite que leur audace.
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