Jour 17 : A la découverte de Lombok

Au petit déjeuner ce matin, des bananas pancakes au sirop d’érable. Avec vue sur mer et les petites îles de Nanggu, Sudak et Tangkong, on profite d’un cadre reposant.

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Il est 10h lorsque nous enfourchons notre « bolide » en direction de Mataram, l’agglomération la plus grande de Lombok et accessoirement, sa capitale. Elle est située au Centre/Ouest de l’île. Nous repassons par la route cabossée et incertaine empruntée la veille avec le taxi. Son irrégularité rend le trajet long et loin d’être évident. Les grandes directions ne sont pas toujours indiquées, il est donc difficile de s’orienter lorsque viennent des intersections.

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Lorsque nous arrivons enfin à Mataram – après avoir demandé notre chemin à des locaux une bonne dizaine de fois – il est environ 11h30. Trafic important, on cherche à trouver un petit endroit où se poser. Chose difficile car Mataram est avant tout une ville administrative (siège des bureaux du gouverneur et de l’immigration).

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Nous finissons par tomber sur un petit restaurant proposant au menu des paniers vapeurs : sortes de raviolis fourrés cuits à la vapeur dans de petits récipients en bois. Très bon et peu cher (88,000 IDR pour deux, boisson comprise), le Gazebo – situé sur l’artère principale – est à conseiller.

Gazebo restaurant

Ce repas terminé, nous repartons en direction du Sud. On est happés par une sorte d’agitation curieuse autour de notre passage : des enfants qui courent après le scooter en tentant de le rattraper, des fermiers et des ouvriers en plein chantier qui stoppent leurs activités et suivent notre itinéraire du regard… Ces comportements sont frappants : à la fois troublants car inattendus et insistants, et séduisants par leur délicatesse et leur spontanéité.

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Arrivés en fin d’après midi de retour à l’hôtel, on profite du petit appontement situé à quelques mètres de notre chambre, surplombant la plage et offrant une vue sur l’océan. On observe le manège infatigable d’enfants jouant dans le sable à la recherche de coquillages, surveillés par leur grand-mère, qui, un pied dans la mer, garde un œil bienveillant et paisible sur sa progéniture.

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Un peu plus tard dans la soirée, on reprend le volant en direction de l’Ouest. La route unique vers cette région de l’île offre par ailleurs un panorama plaisant : longeant la côte, on a le privilège d’assister en direct au coucher du soleil, de sa lente descente vers l’obscurité totale, en passant par un long crépuscule.

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De même, on a le loisir de remarquer de quelle façon est aménagé le territoire de ce côté de l’île. Il est intéressant de remarquer qu’en une bonne heure de route, il nous a été donné de traverser pas loin d’une vingtaine de petits villages différents. Par « village », on entend plutôt rassemblements de maisonnettes de fortune, certaines sur pilotis, d’autres simplement plantées dans le sol, au milieu d’une végétation abondante. Les habitants de ces endroits reculés ont des regards en notre direction encore plus crédules que ceux de « la ville » (comme il est coutume d’appeler la région de Sekotong).

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On assiste en cours de route à des fragments de vie quotidienne : des enfants de tout âge en uniforme scolaire, assis en tailleur à l’abri d’une cahute, en train de réviser conjointement leur leçon du jour. A mesure que la soirée se consume, on voit également des familles entières se rejoindre sous un abri similaire et attendre tranquillement et calmement le repas du soir. Ce rassemble intergénérationnel est plaisant à observer.

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Notre chemin rencontre celui de communautés de chauves-souris ainsi que de crapauds, scorpions et autres scarabées et bêtes rampantes… Déciment, on remarque que Lombok est réellement plus « nature » que Bali.

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