Jour 2 : Relier Jakarta-Yogyakarta par rail

Pour s’imprégner pleinement de la culture d’un pays, certains voyageurs préconisent de voyager en train : l’Orient express, le Transsibérien, l’Inter-rail ou encore le train reliant la gare de Gambir (Jakarta) à celle de Yogyakarta (Semut). Un voyage de 4h selon le site de la compagnie ferroviaire indonésienne PT KAI.

 

Il est 8h50, nous arrivons en taxi à la gare de Gambir, notre train est à 9h05. Sans billets, nous nous dirigeons vers les guichets, payons les 700,000 roupies (50€) requis pour deux tickets et montons sur le quai avec nos valises de plomb, le tout en se dépêchant pensant l’Asie ponctuelle. Il n’en est rien. Quand le train entre en gare, nous apprenons que c’est le train précédent qui arrive avec plus d’une heure de retard…


Départ

 

Une fois dans le wagon, nous nous plaçons dans des sièges relativement confortables. Il fait frais, c’est agréable. La température extérieure monte très vite en ce mois d’août sur Jakarta. On case plutôt bien nos valises tel un Tétris grâce à la venue en aide de gentils javanais. C’est parti, le train démarre avec une allure remarquablement lente, il est 10h20.

Au bout d’une petite heure, une hôtesse propose de nous ravitailler ; évidemment, on ne crache pas sur un encas d’1€. Après cette collation de Nasi Goreng, les heures passent, le trajet qui devait durer 4h s’éternise, au tel point qu’on commence à avoir très froid. La clim bat son plein, la température ambiante doit être de 12°C. Selon la rumeur, les agents de la PT KAI mettent la clim à fond pour inciter les voyageurs à acheter des couvertures, bande de malins ! On prend notre mal en patience, profitant de ces moments pour rattraper le manque de sommeil des ces deux derniers jours. Le décalage de 6h avec la France n’est pas évident.

L’itinéraire emprunté par le train nous permet de voir des paysages saisissants : une nature généreuse traduite par des rizières en cascades, surplongeant de magnifiques plaines, des fleuves qui coulent à flots sur des roches abruptes, des villages animés mais bercés de pauvreté… On suit le chemin du coucher de soleil au fil du trajet. C’est tout ces instants difficilement descriptibles que l’on a eu le privilège d’apercevoir et de contempler. Nous qui hésitions entre une liaison par air et par rail, il va de soi que notre choix est le plus enrichissant.

Nous arrivons finalement à la gare de Yogyakarta 10h plus tard… Le train a été surpris par une averse et a dû ralentir en milieu de trajet. C’est avec une fatigue toujours plus imposante que nous nous rendons à l’hôtel 101 Yudu. Nous essayons de négocier le prix du taxi, il faut croire que nos aptitudes de marchandage ne sont pas encore assez évoluées pour y parvenir efficacement. C’est avec une pauvre ristourne de 10,000 roupies que l’on arrive à se faire amener à notre lieu de résidence pour ces 3 prochains jours.

On décide de manger sur place. L’hôtel propose en effet un buffet de grillades avec large choix de garnitures. C’est donc au bord de la piscine et quasiment seuls résidants (il est tard), que nous savourons notre repas en tête à tête. Un petit tour nocturne de la ville et nous rentrons nous coucher.

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