De Phnom Penh à Kampot

Il faut environ 4h de route pour rejoindre Kampot depuis Phnom Pehn. Nous avons choisi de prendre une compagnie au hasard qui se trouvait être dans le même quartier que la police des touristes. Un monsieur torse nu (qui semblait être en pause de ses fonctions régaliennes) nous a demandé de repasser plus tard dans la journée. En nous promenant dans le quartier, nous sommes tombés sur cette petite gare routière, qui, d’extérieur, ne payait pas franchement de mine, mais dont les responsables étaient plus qu’ouverts et chaleureux. Nous avons opté pour un mini bus partant de Phnom Penh jusqu’à Kep; pour finalement aterrir à Kampot.

 

Après ces 4h de trajet et moult arrêts, nous arrivons à bon port. Le trajet fut moins chaotique que pour aller à PP depuis Siam Reap : la route est toute goudronnée depuis le point départ jusqu’à l’arrivée.

 

Hors du bus, nous nous faisons assaillir par une demie douzaine de chauffeur de Tuktuk dès notre arrivée à Kampot  : le « Hey Sir, Lady, do you want a tuk tuk driver ? » est de nouveau de mise.

 

Notre hôtel est situé en dehors de Kampot, à quelques kms, il s’agit du Genesha Guesthouse. Il nous faudra nous délaisser de 4-5$ pour un aller/retour en négociant fermement. Difficile de négocier à prix plus avantageux, il nous faudra louer un scooter pour les jours à venir. Cet Guesthouse pleine de charme offre des habitations en hutte à quelques 4 mètres au dessus du sol, dont les petits balcons de bambous s’ouvrent sur une superbe vue sur les montagnes environnantes. Perdus dans la flore luxuriante environnante, nous avons eu droit tous les soirs à un ciel magnifiquement étoilé (pas aussi impressionnant que celui de Lombok). Attention aux moustiques toutefois…

 

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Kampot reste connu pour son architecture coloniale et pour être une étape pour les personnes désireuses de préparer une excursion dans l’arrière pays, dominé par le Bokor. Kampot est également mondialement appréciée pour son poivre, considéré comme l’un des meilleurs au monde.

 

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Les choses à faire à Kampot

  • Louer un scooter pour se déplacer dans la ville et ses horizons : il est sympa de se perdre aux alentours de Kampot pour voir la campagne profonde Khmère. On traverse facilement une piste en terre, couleur ocre, se frayant un passage dans les poivriers.

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  • Goûter au poivre de Kampot : les régions de Kampot et de Kep sont notables pour leurs poivres dont il existe trois sortes, reconnaissables à trois couleurs : le noir, le rouge et le blanc. Chaque poivre sert à accompagner différemment la nourriture, qu’il s’agisse de viande ou de poisson.
  • Assister à un cours de cuisine Khmer : nous n’avons pas eu le temps de le faire mais à essayer si vous mangez des steaks et des pâtes tous les jours en temps normal ; cela aura le mérite de vous apprendre de bonne bases de cuisine concernant le curry. Il est facile d’adapter toutes les viandes et légumes au curry, et ce, même lors de votre retour en France.
  • Tenter l’excursion du Bokor : les montagnes environnantes, les paysages époustouflants, le calme apparent et la fraîcheur agréable sont autant de raisons qui devraient vous pousser à vous rendre dans les régions du Bokor.
  • Manger un amok de poisson : plat traditionnel Khmer. La cuisine Khmère est influencée par l’Inde, la Chine et ses voisins : le Vietnam, la Thaïlande et le Laos. Un carrefour culinaire qui nous permet la découverte d’une cuisine vraiment succulente. Le amok de poisson est un curry de poissons au lait de coco et citronnelle, servi avec des légumes et du riz. On peut en trouver dans tous les restaurants et à tous les prix aussi. Nous n’avons pas mangé un amok préparé de la même manière dans les nombreux restaurants et gargotes que nous avons fréquenté, la diversité des recettes est intéressante et on ne se lasse pas.
  • Manger de la street food : un prix imbattable, une gentillesse sincère et partager la vie des locaux. Il faut sortir un peu des canaux traditionnels pour se nourrir en Asie, certes les restaurants sont bons marchés comparé à l’Europe mais manger de la nourriture dans la rue c’est encore moins cher et franchement, ça donne une vision vraiment différente. Non pas par radinerie mais pour s’acclimater et partager des moments de vie avec les locaux.

 

Comment répérer un bon stand de street food

Vérifier si des locaux viennent y manger, c’est un gage de fraîcheur.

Si il y a du monde : il y a peu de stock et un renouvellement réguliers des produits.

Un bref coup d’œil aux cuisines : il y a du sale, du très sale et du toxique. Selon nos normes d’hygiène occidentales, je recommande un sale pour ma part ; les très sales auront tendance à vous rendre malade. C’est un risque à prendre quand on ne voit pas les cuisines. Pour les repas à Kampt, nous avons payé 1$, près de 81 centimes d’euros. Au début; on se dit qu’on ne va pas payer si peu mais quand on fait de rapide calcul on comprend pourquoi c’est aussi peu cher (pour rappel, le salaire mensuel d’un khmer est d’environ 100$).

 

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Quelques photos pour vous emmener avec nous

Chemin de terre pour arriver à notre Guesthouse

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Balade dans les environs de Kampot

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One Reply to “De Phnom Penh à Kampot”

  1. Sympa et instructif cette visite guidée au Cambodge. J’ai été très heureuse de vous retrouver et de partager avec vous quelques moments de découverte. Je prends bonne note Baptiste : si je dois choisir un jour un bon stand de street food, j’opterai pour le « sale » ;-)

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